Châteaux

Château de Droupt-Saint-Basle

Droupt-Saint-Basle
En 1580, Louis Le Mairat, bourgeois de Troyes, fait l’acquisition de ce domaine et obtient du roi Henri III l’autorisation d’entourer sa maison de murs et de poternes et d’un fossé avec pont-levis, encore visibles aujourd’hui. Mais, le plan carré et les 3 tours à canonnières posées aux angles rappellent encore le but défensif des constructions. Au milieu du XVIIIè siècle, le domaine revient à Pierre-Nicolas Guillaume de Chavaudon De Sainte Maure, Conseiller à la Cour des Aides à Paris. Il va alors entreprendre de grands travaux, soucieux de mettre en conformité son bien avec les goûts de la noblesse de son temps. Emigrée pendant la Révolution française, la famille parvient à conserver ses biens à la fin de la Révolution. Le château est modifié au fil des héritiers successifs, et à la fin du XIXè siècle, le château se pare d’un jardin d’hiver. Lors de l’occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale, le château est réquisitionné par les Allemands qui en font un hôpital et un lieu de convalescence pour les quelques 150 soldats qui l’occupent. La Marquise de Chavaudon fut forcée de déménager dans le pavillon jouxtant le château, et après le départ des Allemands elle refusa de retourner vivre dans le château, tout en continuant de veiller à son entretien. A la mort de la Marquise en 1974, ses 12 neveux et nièces se partagent la succession, vendent le château, biens et meubles et dispersent malheureusement les papiers de famille, archives de la mémoire familiale. La propriété voit passer de multiples acquisiteurs qui renoncent à l’entretenir et elle se délabre peu à peu, la toiture et les façades se percent de trous, les douves se comblent, les animaux de la forêt élisent leur domicile à l’intérieur du château. Sa destruction est même envisagée au début des années 1980. La propriété est finalement achetée par Jean-Pierre et Claire Paupe en 1983. Toute la famille et amis se lancent corps et âme dans la restauration du château, ainsi que deux ouvriers engagés à temps complet durant près de 20 ans. C’est un véritable succès. Aujourd’hui, le château mais aussi ses dépendances, ses escaliers et cheminées sont inscrits désormais protégés au titre des Monuments Historiques. Une succession de Prix est venue récompenser l’œuvre de la famille Paupe, dont la Médaille d’Or décernée par La Renaissance Française au titre de la restauration du patrimoine décernée en 1999. La famille Paupe a ainsi permis au château d’acquérir une nouvelle vie, nouvelle vie qui n’aspire aujourd’hui qu’à être écrite. En mai 2021, la Famille François devient propriétaire du château, avec l’envie de poursuivre le chemin de restauration de celui-ci. Tout souhaitant faire vivre ce lieu magique et en faire profiter à chacun, en le rendant lieu de réception privée et unique. LE CHÂTEAU NE SE VISITE PAS.
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Château de Dampierre

Dampierre
Au village de Dampierre, à quelques coudées d’une église monumentale, se dégage, hors des eaux vives et des bocages, un ensemble architectural et impressionnant, d’une élégance telle qu’il semblait ne pouvoir appartenir qu’aux bords de la Loire ou aux vallons de l’Ile-de-France. De ces constructions, il barre encore aujourd’hui une large esplanade bordée de futaies, et infléchie sur les côtés ». On y pénètre par une grille monumentale en fer forgé de l’Ecole de Nancy, au XVIII° siècle, à la manière de celle de l’Hôtel de Ville de Troyes. Dans ce vaste espace, à plus d’une centaine de mètres d’elle, se détache, haut vers le ciel, une tour carrée, cantonnée de 4 tourelles aux toits en poivrières ou en dôme. Elle a fort grand air et peut être considérée comme un des plus beaux spécimens de la fortification française du XV° siècle. Autrefois précédée d’un pont-levis sous lequel coulait l’eau des fossés entourant le château féodal, aujourd’hui comblés et démolis, elle en était l’entrée. Elle est traversée par un passage voûté qui accède à la cour d’honneur au fond de laquelle se détache, sur une longueur de 40 mètres et une hauteur de 28, une bâtisse en pierre à 2 étages percés de 11 ouvertures, dont 3 sur un avant-corps à peine saillant, le tout coiffé d’un toit à la Mansard à 3 lucarnes dont l’arcure de celle du centre, accolée de 2 vases flammés, fait allusion aux armes des Picot de Dampierre. Le contact de ces 2 architectures, l’une féodale et défensive, l’autre plaisante et accueillante, fait de ce domaine une résidence privilégiée caractéristique d’une époque sans austérité dont la majesté aurait paru plus puissante encore, si le formidable donjon du XII° siècle, démoli en 1810, le dominait encore de sa massive hauteur. Terre d’invasion, cette région a été dans tous les temps foulée par les pas des conquérants : les Romains s’y sont implantés, des bandes germaniques y ont pris pied, les Francs l’ont conquise, la féodalité en a fait une seigneurie de haut rang dont les comtes ont confié la garde aux plus valeureux de leurs vassaux. Elle relevait de la châtellenie de Rosnay, et était elle-même le chef-lieu d’une châtellenie dont dépendaient 70 fiefs. Elle a été possédée par des personnages importants, seigneurs de Saint-Dizier, vicomtes de Troyes, connétables de Champagne, d’où, par des alliances de haut lignage, sont issus plusieurs rois, empereurs et princes de France, d’Espagne, d’Autriche d’Allemagne et d’Angleterre. Plusieurs dynasties s’y sont succédé. Le fondateur de la première, celle des Dampierre-Saint-Dizier, est, en 980, Hildevent. Par son mariage avec Mahaud de Bourbon, son arrière petit-fils Gui II donna naissance à la branche des Dampierre-Bourbon. A la mort de son fils aîné Archambaud, survenue en 1219, dont une fille épousa Thibaud IV comte de Champagne, roi de Navarre, elle passa à son frère Guillaume II. En 1223, Guillaume prit pour femme Marguerite de Flandres qui hérita du comté en 1244, alors qu’il était décédé. Elle trépassa en 1280, laissant pour héritier un de ses fils, Gui III. Avec lui s’ouvrait la dynastie des Dampierre-Flandres. C’est sa petite fille Philippine, épouse du roi d’Angleterre Edouard, qui obtint de son mari la grâce des bourgeois de Calais en 1347. Le troisième fils de Marguerite de Flandres, Jean I était Seigneur de Dampierre en 1250. En 1258, il laissait la châtellenie à son frère Jean II qui la garda jusqu’en 1307. Elle échut alors à sa fille Marguerite, qui, depuis 1305 était la femme de Gaucher VI de Châtillon. Avec eux commença la dynastie des Dampierre-Châtillon qu’illustra Jacques 1er, Amiral de France, tué à la bataille d’Azincourt en 1415. Elle dura jusqu’en 1472 et disparut avec Valéran dont la fille aîné avait épousé en 1469 Philippe 1erde Lannoy, chevalier de la Toison d’or et chambellan de Charles V d’Allemagne, qui fonda la dynastie des Dampierre-Lannoy. Le dernier seigneur mâle de cette famille, Pierre II, mourut en 1522, sans laisser d’enfants. Il a été inhumé dans l’église de Dampierre, dont son tombeau est un des plus beaux ornements. Sa sœur Jeanne, et son mari François d’Haraucourt le vendent en 1526, à Louis Picot, seigneur de Pommeuse, 1er Président à la Cour des Aides de Paris. Ainsi se termine la filiation ininterrompue des détenteurs de la seigneurie et cesse de couler dans les veines du nouveau possesseur le sang de Champagne qui, depuis 500 ans, vivifiait les familles les plus illustres de France et d’Europe. Louis Picot introduit au XVI° siècle la dynastie des Picot de Dampierre. Louis II avait le titre de baron. C’est sous son fils Eustache, homme d’armes, que vers 1646 la baronnie fut érigée en marquisat : François Picot, maître de camp de cavalerie, Jean-Auguste, capitaine de vaisseau, Pierre, brigadier des armées du roi, capitaine des chasses et des plaisirs du roi se transmirent cette distinction jusqu’au fils de ce dernier, le comte Auguste-Henri-Marie, général des armées de la République, mort pour la France en 1793. Il avait 3 garçons et 1 fille. Le marquisat passa à son fils Charles, aide de camp du général Dessoles, sous Napoléon 1er, son beau-frère, pair de France, qui l’avait remplacé au Conseil général, et qui fut tué glorieusement, à la tête des Mobiles de l’Aube, au combat de Bagneux, en 1870. Il n’avait pas d’enfant. Le château et les biens de Dampierre entrèrent alors par filiation dans la famille de la Rochefoucauld, à cause de Louise Picot, fille du général de la Révolution, mère de la femme de Jules de la Rochefoucauld, duc d’Estissac. Son fils, Roger de la Rochefoucauld-Ségur, dernier marquis de Dampierre, le laissa à ses filles, les comtesses de Kergolay et Amélie de Mérode, qui s’en dessaisirent en 1907 pour le vendre au Viconte Beurret grand collectionneur de mobilier et d art du 18eme siècle et qui entrepris a Dampierre des travaux considérable de restauration et de décoration. Le château retrouva sa famille d'origine dans les années 30 puisqu' une branche des picot de Dampierre les Aligny, rachètent le château et le conservent jusqu'en 2021 . Le château est ouvert du 1er au 30 juillet et du 1er au 30 septembre 2024 du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 18h ainsi que le samedi 14 et le dimanche 15 septembre 2024 de 10h à12h et de 14h à 18h.
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Château de Pont-sur-Seine

Pont-sur-Seine
Le domaine de Pont sur Seine a été cédé à la Princesse de Conti par Louis XIII. En 1632, au décès de celle-ci, Claude Bouthillier de Chavigny, surintendant des finances et grand ami de Richelieu, l’acquit et fit construire un magnifique château sur les plans de l'architecte Pierre Le Muet. Ce Château était admiré de l'Europe entière, ce qui lui permit de recevoir des grands noms, tels que Catherine de Médicis ou Richelieu... En 1673, le Prince de Rohan le racheta, mais il fut vendu l'année suivante à Xavier-François Auguste Bennon Duc de Saxe, oncle maternel de Louis XVI, qui le conserva jusqu'en 1792. Napoléon l'offrit à sa mère Madame Laétizia Bonaparte en 1805, qui l'habita jusqu'à la chute de l'Empire. Hélas le 13 Mars 1814, alors qu'il assaille la ville, le Prince de Wurtemberg, après avoir pillé méticuleusement ce magnifique château donna l'ordre à ses troupes de l'incendier tout en interdisant les accès aux villageois qui auraient pu y porter secours. Casimir Perier industriel du Nord, ministre d'état, acheta les ruines en 1820 et voulut le reconstruire à l'identique. Mais avec le réseau de chemin de fer qui se développait partagea la propriété avec l'implantation de la ligne Paris-Troyes, ainsi que la construction du canal, son fils transforma les communs du château initial en maison d'habitation, ajoutant deux pavillons et une colonnade à l'italienne. C'est le château actuel, et la construction de ponts et passerelle permirent de conserver l'orangerie les jardins et l'étang. LE CHÂTEAU DE PONT-SUR-SEINE N'EST PAS OUVERT AU PUBLIC ET N'EST PAS VISITABLE.
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Château de la Motte-Tilly

La Motte-Tilly
La Motte Tilly propose aux visiteurs la découverte d’un élégant château entièrement meublé dans le goût du XVIIIème siècle et un parc historique de 62 hectares classé et labellisé « Jardin Remarquable ». Edifié en 1754 pour l’abbé Terray, contrôleur général des finances de Louis XV, le château est restauré dès 1910, par le comte de Rohan Chabot. Sa fille, la marquise de Maillé, reconstitue avec goût l’ameublement et la décoration intérieure qui permettent de redécouvrir l’art de vivre au XVIIIème siècle. Décor du film de Milos Forman, Valmont, inspiré de l’œuvre de Choderlos de Laclos, les Liaisons dangereuses, La Motte-Tilly est un lieu d’exception pour toute la famille. Ouvert : Du 15 avril au 14 octobre : de 10h à 18h, du mardi au dimanche. Fermé les lundis Du 15 octobre au 14 avril : de 10h à 17h, du mercredi au dimanche. Fermé les lundis et mardis Fermé les 1er janvier et 25 décembre Fermeture de la billetterie 30 min avant la fermeture du château. NOUVEAU : L’hôtel Beau Rivage La Rosita restaurant propose un savoureux panier pique-nique fait maison avec les produits du jardin de cocagne du Château de la Motte Tilly et d'autres producteurs locaux. Pas d'intituler, pas de blabla dans le panier, laissez-vous guider par le marché du Chef Lionel Seret.
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